On avait alors connu une appréciation extraordinaire du pétrole et quasi continu lors du premier semestre 2008 sans raison « apparente » mais dû à une spéculation abusive, à la crainte d’une intervention militaire en Iran et à une monnaie américaine en dépréciation.

C’est une situation diamétralement opposée que l’on constate aujourd’hui où le prix de ce dernier ne fait que chuter malgré les « demi efforts » initié par l’OPEP.

Rappelez-vous c’était le vendredi 24 octobre dernier que l’organisation, suite à une réunion extraordinaire à Vienne, annonçait une réduction à compter du 1er novembre de son offre de pétrole. La réduction portait sur 1,5 million de barils par jour pour enrayer cette baisse. Mais rien n’y fait.

Les raisons de cette baisse sont diverses l’appréciation du dollar, évidemment le ralentissement de l’économie mondiale mais aussi un niveau de prix trop élevé ne peut laisser le consommateur indifférent. C’est-à-dire que ce dernier ne peut plus suivre et décide de réduire sa consommation.

Pour les consommateurs que nous sommes ceci ne devrait envisager que de bonnes choses à commencer par une réduction des prix à la pompe. On constate cependant que bien que le cours du pétrole ayant baissé de 58% les prix dans les stations service sont loin d’avoir atteint les mêmes proportions. Ceci est dû en parti à la volatilité qui règne sur les marchés financiers et qui ne peut être reproduit dans la vie courante. Ce ne sera qu’après une stabilisation des cours que les prix de l’essence et autres hydrocarbures se verront impactés de manière durable.

Une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat.

On ajoutera en parallèle que c’est aussi une bonne nouvelle pour les constructeurs automobiles qui ont vu leur vente de véhicule neuf fondre comme neige au soleil. Une crise financière couplée à une hausse des cours du pétrole et donc une hausse du prix à la pompe ne pouvait favoriser les ventes. Les clients se reportant plus sur les petits modèles de faible puissance et donc à consommation réduite.